Bruxelles, Multicanal : Balec !!!

Paris, le 2 mai 2023

Il y a onze ans nous jouions avec mon groupe de l’époque, Lied?, au Poste à Galène, aujourd’hui connu sous le nom de Makeda, scène bien connue de Marseille.

En onze ans j’ai eu l’occasion de passer par des écoles et des scènes prestigieuses, travaillé avec des musicien.ne.s exceptionnel.le.s; onze ans plus tard je peux dire que je suis compositeur, que je gagne ma vie grâce à ce métier, et que je me lève tous les matins pour composer de la musique. 

Et même plus : il m’arrive maintenant de franchir des frontières pour faire ce métier ! 

Il y a onze ans je n’y aurais pas cru…

Balec 

Je reviens donc tout juste d’une résidence de trois semaines aux Brigittines, un lieu magique de Bruxelles où nous avons pu développer et présenter un projet ambitieux avec les chorégraphes Chloé Beillevaire et  Sabina Scarlat, et le couteau suisse de l’extrême bien connu de ces pages, Victor Arnaud. Nous y étions d’ailleurs déjà en octobre dernier (je vous en avais un peu parlé ici).

Intitulé Balec, le projet présente deux figures, bouffonnes autant que monstres autant qu’enfants, qui “essaient de se souvenir, se rappeler l’essence des hommes, l’essence des femmes ”. Mais, comme l’écrit Chloé Beillevaire, instigatrice du projet, “comme rien n’est blanc ou noir, plus elles dénouent le problème plus elles s’emmêlent, à l’endroit à l’envers, jusqu’à perdre complètement le fil.”

C’est la deuxième fois, après Côte à Côte, que je participe à la création d’un spectacle qui tourne autour d’éléments de danse contemporaine, avec cette fois une orientation esthétique très radicale, lorgnant vers une forme de littéralité proche de la musique concrète, avec pour but de chercher un “second degré” musical, collant au concept du spectacle.

Multicanal

Les conditions de travail, permises par l’équipe du lieu, et la qualité de l’installation technique des Brigittines m’ont permis d’explorer l’univers du multicanal sur ce projet, chose que je n’avais pas eu l’occasion de faire depuis mes études ! (Sur Côte à Côte nous avons malheureusement manqué de temps, mais le futur devrait réserver des surprises !).

En ont résulté plusieurs heures d’exploration et d’ajustement du mixage, de la composition, afin de soutenir la proposition chorégraphique et l’amener vers des dimensions surnaturelles.

Les retours ont été plutôt bons, l’ambiguïté des sources sonores amenant des questionnements très intéressant, sur la place et la nature du public (“mais qui fait ce bruit ?” “d’où ça vient ?” “qui ose ?!”). Ce jeu sur la frontière du sens, cet humour sonore, rejoint il me semble le propos de Balec, et sa remise en question des manifestations du genre.

Vous pouvez d’ailleurs lire un chouette article sur le site de critique Karoo !

La suite

Balec va continuer sa route en passant par Marseille et Avignon, en attendant vous pouvez jeter un œil à la vidéo ci dessous, ou lire la présentation sur le site de la compagnie La Teneur

Prenez soin de vous !

interview d’octobre 2022

LA vérité sur ChatGPT !

Mais d’abord quelques news !

Spells

Spells, le premier projet d’Hysope est sorti le 10 février dernier; 4 titres expérimentaux flirtant de près avec le metal, dont j’ai eu le plaisir de finaliser le mix, et de faire le mastering. 

C’est une première pour moi que d’effectuer ce genre de travail pour quelqu’un d’autre, je remercie Marion pour sa confiance, son oreille et son talent de compositrice ! 

Et au passage un grand merci à mon ami Victor Arnaud de Motus Prods, pour le coaching technique étalé sur presque 10 ans ! Pour streamer ou télécharger l’ep, ça se passe ici !

The Wise Old Owl : VOD et festivals


Si vous avez suivi mes dernières actualités vous savez tout sur ce film ! Il est désormais disponible à la VOD à cette adresse, et a commencé sa tournée des festivals, avec une sélection au Mulhouse tous courts ! J’ai hâte de pouvoir défendre le film devant le public.

Le Réveil en salles 
Ce très court métrage sorti en 2020 a été réalisé par mon ami Quentin Porte, et j’en ai composé la musique pendant l’été qui a suivi le premier confinement lié à la pandémie de COVID. Ce film a donc une place particulière dans ma jeune carrière, et je suis très heureux de vous apprendre qu’il va être diffusé dans plus d’une centaine de salles à travers toute la France, en première partie de long-métrages !  Plus d’info ici !

ChatGPT, LA Vérité

Le moment que vous attendiez tous (mais si, ne mentez pas).

Récemment le site Audiofanzine a partagé une vidéo présentant le fonctionnement de MusicLM, une IA musicale. Au delà de la performance informatique, c’est encore une fois la question du luddisme numérique qui semble se poser; « les machines vont-elles nous remplacer ?!?! » pour faire court. Vous pouvez aller lire ici mon avis sur la question. Concernant la vidéo d’Audiofanzine, ce qui y est dit est important : sans base de données riche, le logiciel ne donnera pas grand chose d’intéressant. Et qui pour l’alimenter, sinon un être humain ?

Pour finir, LA vérité. 

A savoir, un article excellent de Ted Chiang, monument vivant de la sf actuelle, sur ChatGPT et ses mirages (parmi les mirages : si vous demandez à ChatGPT quelles sont les preuves que les dinosaures ont bati des civilisations, il vous les donnera ! ). 

De quoi être rassuré ou effrayé au choix, selon que l’on considère cet outil comme un pinceau (un membre anonyme de Motus Prods créé des scripts Reaper avec, j’ai les preuves !!!), ou un créateur de business plan (ne riez pas, certains le font déjà…). 

Personnellement j’attends impatiemment les hallucinations numériques des IA musicales…

Prenez soin de vous !

Chris

PS : j’ai eu 35 ans le 18 février. Youpi.

Danse, Podcasts et IA (oui, encore !)

photo prise en haut du Pic Saint Loup, que j’étais très heureux de retrouver après mon séjour parisien

Retour sur Côte à Côte

Fraîchement de retour de Paris, c’est depuis la Camargue que je vous écris, entouré des vieilles pierres de ma maison, près du poêle à bois qui chauffe la pièce, en écoutant la musique de Messe, compositrice d’origine lyonnaise dont j’ai récemment découvert le fabuleux travail.

Il y a un peu plus d’une semaine je suis donc rentré de la Capitale, où j’ai achevé un cycle d’un mois et demi, pendant lequel j’ai composé la musique d’un spectacle hybride de danse et acrobatie en duo, chorégraphié par Sandra Geco, et interprété par elle-même et Edouard Gameiro : Côte à Côte. 45 minutes en tout, avec deux dates devant plus de 200 personnes à Roanne les 13 et 14 janvier en guise de deadline ! Si vous voulez en savoir plus sur le spectacle et les projets de Sandra, c’est par ici. Côte à côte est une belle fable onirique, dans laquelle j’ai vraiment pu projeter un regard expérimental, tenter des méthodes inédites, guidé par des thématiques fortes : le consentement, le genre, le temps qui passe, ou juste… le contact.

C’était une première pour moi que d’avoir un délai de travail aussi court pour autant de musique, et je dois dire que je suis assez heureux du résultat, et de l’expérience dans sa globalité. J’ai notamment appris à utiliser QLab pour la diffusion en live, et apprendre à utiliser de nouveaux outils est pour moi une source de joie immense. Pas d’extraits audio pour vous pour le moment, mais il y a quelque chose dont je vais vous parler qui pourrait vous permettre de jeter une oreille là dessus… En attendant de sauter au paragraphe suivant, quelques photos :

 Patreon !

J’ai mis en place il y a quelques années une page Patreon que je n’ai jamais partagé, à l’origine parce qu’elle devait servir au podcast que j’ai entamé en 2020. Le podcast est en pause depuis (des épisodes sont enregistrés mais je n’ai pas trouvé le temps de les diffuser…) mais j’ai décidé de mettre cette page en marche malgré tout, pour donner la possibilité aux personnes intéressées de soutenir directement mon travail. Le soutien en question prend la forme d’un abonnement mensuel d’un euro, avec en contrepartie un accès à des démos et autres joyeusetés si affinité ! Je n’ai pas encore décidé de ce que j’allais diffuser par ce biais mais sachez que j’ai plusieurs morceaux sous le coude ! 

Le lien vers ma page Patreon. 

The Wise Old Owl, teaser et streaming

Je vous ai parlé dans mon dernier article du dernier film dont j’ai composé la musique. En voici le teaser ! La BO en est disponible maintenant sur toutes les plateformes de téléchargement, en version tronquée hélas (voir article précédent), la version complète étant quant à elle toujours disponible sur Bandcamp ! Le titre The Last Law,  extrait de cette BO est également disponible sur Soundcloud !

C’est tout pour aujourd’hui, portez vous bien.

Valeu

Chris

IA, streaming et fin de l’Art.

Là où tout a commencé.
Là où tout a commencé.

TW : légers spoilers, Luddisme.

Non-french readers : go to the end please*

C’est dehors !

Plusieurs mois de travail, d’une lecture choc sur mon canapé à la première au Club de l’Étoile (avec une avant première à Satis, tout un symbole) et la voilà : la bande originale de The Wise Old Owl est disponible partout.

Enfin pas tout à fait. Pas le jour où j’écris ces lignes. Elle est accessible sur Bandcamp, mais pas sur les plateformes de streaming. La raison est technique, un incident de mise en ligne léger, mais qui aura pour conséquence que la sortie que j’avais prévue est retardée d’au moins une semaine. Passée la colère (l’incident en question est provoqué par des règles que j’estime stupides, et la version disponible sur ces dites plateformes sera tronquée d’un titre) je me rends compte que c’est une occasion pour moi d’écrire quelques phrases sur le sujet de ces plateformes, et par extension, des mediums liés à mon métier.

Si vous voulez en savoir plus, lisez la suite à vos risques et périls, sinon, bonne écoute !

Spotify vs Bandcamp

Parlons chiffres. Ce 19 décembre 2022 j’ai, sur mon compte « ditto » qui me permet de diffuser ma musique sur toutes les plateformes de streaming, 12 119 streams cumulés depuis 2020 (année de publication de mon premier EP). Les royalties qui en découlent ? 10 euros.

Bon.

Passons à Bandcamp. J’y ai en total 17 « followers ». Pour être précis 17 personnes ont acheté une ou plusieurs de mes sorties et, depuis 2020, ils m’ont permis de gagner plus de 100 euros. D’autres personnes écoutent la musique sans la payer, et j’ai le contrôle du nombre d’écoutes qu’ils peuvent effectuer. Il y a environ l’équivalent de 1200 streams sur mon Bandcamp depuis 2020.

Sur deux ans donc ,

  • Spotify, Deezer, etc : 12119 streams, 10e de chiffre d’affaire
  • Bandcamp : 1200 streams, 100e de chiffre d’affaire

Certes, 100 euros sur deux ans c’est encore bien peu pour payer un loyer ou même un sandwich, et oui, les commandes de musique pour le jeu vidéo, les films, ou le spectacle vivant me rapportent beaucoup plus (un salaire presque décent en gros). Et honnêtement je vis en grande partie grâce à mon métier, que je fais tous les jours, et ça vaut bien quelques désagréments financiers de temps à autres. Mais relisez les chiffres et vous comprendrez où je veux en venir.

The Wise Old Owl, une histoire d’Intelligence Artificielle

J’en reviens à la bande originale de The Wise Old Owl. L’histoire du film s’inspire de cet événement, à savoir la mise à pied par Google d’un ingénieur, Blake Lemoine, déclarant à qui veut l’entendre que le modèle de langage sur lequel il travaille (LaMDA, une « IA « pour aller dans son sens) est conscient, et sensible. La lecture de cet article m’a énormément remué; j’ai trouvé extrêmement difficile de me convaincre que ce programme n’est pas une personne, et je crois sincèrement que cet ingénieur n’est que le premier d’une longue série de gens qui vont se persuader que les IA sont là, parmi nous, et qu’il faut les respecter, quel qu’en soit le prix peut-être… D’aucuns diraient que c’est ainsi que commencent les mouvements religieux. Personnellement c’est comme ça que je le vois : cette situation est intéressante au plus haut point et me renvoie au meilleur de la science-fiction. Encore un exemple que nous avons franchi le Rubicon. Le futur est déjà là, il n’est juste pas équitablement réparti, comme le dirait William Gibson (auteur de Neuromancien, inventeur du terme cyberespace, et influence majeure du cyberpunk et notamment de Matrix). Pour moi les questions sont plutôt : qu’est ce que tout ça dit de notre capacité de reconnaitre de la sensibilité et du libre arbitre chez l’Autre ? Et qu’est ce qu’on en fait ? D’après ce que j’en comprends, c’est aussi les questions que Blake Lemoine soulève. l’émergence des IA devrait nous réveiller du cauchemar non-empathique dans lequel nous sommes englués.

Revenons à la musique. Le travail sur cette BO a été passionnant. J’ai pu travailler en amont du tournage, être présent sur celui-ci (en tant qu’ingé son), et j’ai eu carte blanche, grâce à mon ami et réalisateur du film Quentin Porte pour utiliser un logiciel me permettant de « coder » la musique, à savoir le génial Sonic Pi créé par Sam Aaron (allez soutenir ce projet si vous le pouvez, c’est incroyable).

Le résultat a semble- t-il satisfait Quentin et les retours jusqu’à présent sont merveilleux. Merci d’ailleurs !

J’aimerai dans un futur proche réaliser une vidéo « making of » vous montrant que j’ai ainsi pu faire ce que j’aime faire au plus haut point : allier fond et forme via le symbolisme et les choix d’outils et techniques de composition.

Coder la musique d’un film parlant d’IA, quoi de plus à propos ?

Parlons d’IA justement…

Miso et Philo sont dans un bateau, Technie tombe à l’eau…

Il est vrai à la fois que le monde est ce que nous voyons et que, pourtant, il nous faut apprendre à le voir.

Maurice Merleau-Ponty, Le visible et L’invisible

La pochette de la BO est une version « glitchée » par mes soins d’une image générée par IA (l’affiche officielle du film). Le choix d’utiliser une image généré par IA est poétique : c’est illustration de la fable racontée par l’IA à Blake Lemoine, le fameux ingénieur de Google dont je parlais plus haut. Une autre IA en fait un commentaire, visuel cette fois, avec l’inquiétante étrangeté typique de ces programmes. Encore une fois, il s’agit de faire coïncider fond et forme. Dans le cas de ma pochette, il s’agissait d’en faire une version qui colle à mon esthétique générale, et qui soit comme un commentaire sur le geste graphique non-humain. J’ai donc « massacré » cette chouette, pour la rendre encore plus étrange et numérique.

Concernant les IA graphiques : j’ai pu suivre avec intérêt l’émergence de ces outils ces dernières années, et la réaction de rejet récente par mes connaissances et ami.e.s graphistes m’a à la fois rassuré et attristé. Le vol de données qui alimentent certains de ces outils est injuste et immoral de mon point de vue, et voir des institutions comme des mairies y faire appel plutôt que d’employer des artistes humains est problématique. Mais comme les Luddites, je ne pense pas que rejeter l’outil est la solution. Il faut le voler, le copier, le casser, l’utiliser, le rendre caduque, l’améliorer, bref : se l’approprier et en faire un outil artistique.

En musique, cela fait plus de dix ans que je suis convaincu que la génération d’IA musicale sera un grand moment, terrible et grisant, et je fantasme volontiers sur ce que ces outils me permettront de faire. Comme le procédural ne devient intéressant à mes yeux qu’une fois une couche de choix artistiques appliquée, je crois que l’IA en musique permettra de générer des matières passionnantes qu’il conviendra de façonner, avec notre expérience de compositeur.ice.

Je n’ai pas envie d’écrire un article universitaire, je préfère vous renvoyer à ceux que j’ai écrit il y a presque dix ans sur le sujet. Voici donc un article, et un autre, qui datent de l’époque (2014 pour être précis) où je tentai d’écrire une thèse sur les rapports ambiguës qu’entretiennent les compositeurs et compositrices avec la Technique. J’y parlais notamment d’Autotune, un outil qui a fait du bruit à l’époque de sa démocratisation. J’espère que vous aurez un peu d’indulgence pour mes bêtises de doctorant.

Bref. Tout ça pour vous dire que je vous invite à soutenir les graphistes et les artistes en général.

Soutenir l’entreprise algorithmique du grand Capital (ou de la grande Algocratie) c’est bien, soutenir les artistes qui alimentent littéralement ce Léviathan c’est mieux (oui c’est une tentative de retomber sur mon pied gauche après ce backflip technophile quasiment néo-libéral).

Pour finir, voici une citation que j’adore d’Ursula K. Le Guin, en 2014 (décidément), probablement la plus grande artiste de science fiction de tous les temps :

« “We live in capitalism. Its power seems inescapable. So did the divine right of kings. Any human power can be resisted and changed by human beings. Resistance and change often begin in art, and very often in our art, the art of words.”

Je vous laisse traduire ou vous faire traduire La vidéo est ici. Sur ce, vive la science fiction, vive les arts visuels, vive le cinéma, vive le « art of words » et vive la très sainte Musique (et bravo si vous avez tout lu. Ou désolé, au choix).

Bonne écoute !

Chris

*you are outnumbered ! I didn’t write this one in english (nor the others you may object) but it might interest you. So maybe I will ? It’s about AI, streaming and the end of Art. Please send me a message if you want an english version. If you read up, you’ll see there is a citation in english though. I’m like that.

Bruxelles, IA et Canicule

Bruxelles, où il fait beau 🙂

Je suis actuellement en Belgique (infos à la fin de cette news ;-)), et je me rends compte je ne vous ai pas tenu au courant de ce qui s’est passé cette année !

Entre autres projets qui ont abouti ou ont commencé, il y a le conte musical Les Filles du Vent  sur lequel j’ai pu travailler en tant que compositeur avec le Duo Botasso et la conteuse Anne-Claire Dromzee, et qui a vu le jour en juin dernier après plus d’un an de travail !

C’était une expérience incroyable, en immersion dans les montagnes du Queyras, avec une découverte passionnante des histoires et légendes qui l’habitent toujours.

Autres moments importants de l’été :

  • j’ai collaboré avec le musicien électronique CCK sur cette track, intitulée 35° (la température atteinte dans mon village le jour où elle a commencé à être composée !) qui tranche avec mes dernières sorties, j’espère que vous apprécierez !
  • J’ai travaillé comme ingénieur son sur le tournage d’un film dont je fais la musique également, et qui est actuellement en post-prod. Son titre est The Wise Old Owl, et il s’inspire de ceci : la déclaration d’un ingénieur informatique que l’IA sur laquelle il travaille chez Google est consciente. Ce projet me tient particulièrement à cœur, j’ai hâte de vous en reparler !

La Belgique donc :

En 2020 j’ai commencé à collaborer de manière informelle avec les danseuse et chorégraphes Chloé Beillevaire et Sabina Scarlat, sur un projet qui commence aujourd’hui à prendre forme entre les murs du Garage 29 d’où je vous écrit, et qui s’intitule Balec, porté par la compagnie de Chloé, La Teneur.

La semaine prochaine nous entrons en résidence aux Brigittines avec pour projet de proposer un prototype de ce spectacle visuellement très fort.

J’ai hâte de vous reparler de tout ça !

Chris

Des nouvelles de mon livre !

Mon livre « Arvo Pärt/Philip K. Dick: Éthiques du temps » a 7 ans cette semaine, et pour fêter ça, je vous partage le travail de Cécile Carayol qui a eu la gentillesse de me citer dans son très intéressant article sur la musique de Hans Zimmer en 2018. Je suis récemment tombé par hasard sur cet article, et c’est un vrai plaisir de voir que cet ouvrage que j’ai achevé d’écrire il y a presque 10 ans continue de vivre sa vie 🙂 Bonne lecture !

https://www.erudit.org/fr/revues/rmo/2018-v5-n2-rmo04134/1054148ar/

Dérive, clip officiel

01/10/21

C’est avec un énorme plaisir que je vous annonce la sortie du clip de Dérive !!! 

Tout part d’une discussion sur le pouce avec la merveilleuse Chloé Beillevaire, et un clin d’œil plus tard je me retrouve avec une équipe incroyable d’artistes visuels, qui ont su sublimer ma modeste geste sonore en filmant la chorégraphie élaborée par Chloé et Steven Chotard. Grâce à eux j’ai littéralement redécouvert ce morceau. Une expérience que je souhaite à toutes les personnes qui composent de la Musique. Un grand merci à toute l’équipe. Je vous incite à découvrir leur travail, à commencer par ce clip, que vous aimerez autant que moi, je l’espère :